Notre histoire

Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, l’Empire britannique a connu une expansion et un développement accélérés qui ont créé une dépendance aux voies maritimes pour le commerce et la défense.

À la même époque, l’Empire germanique devient de plus en plus agressif et entre en compétition avec l’Empire britannique sur tous les plans. Cette situation soulève de nombreux doutes sur la capacité de la Marine royale à protéger les territoires dispersés de l’Empire et à garantir la livraison des marchandises essentielles entre eux. C’est donc pour assurer la défense maritime que la Ligue navale est mise sur pied en Angleterre en 1895. Formée de succursales locales, elle compte sur le soutien de gens de toutes les classes de la société et de tous les domaines qui partagent le même intérêt pour les problèmes reliés au commerce et à la défense maritimes.

Le mouvement prend rapidement de l’ampleur et avant la fin de la même année, des succursales voient le jour à l’étranger, notamment une à Toronto dont le mandat (le n° 5, daté du 16 décembre 1895) est affiché dans le bureau national à Ottawa.

En octobre 1895, le groupe de Toronto a déjà préparé une soumission pour le gouvernement canadien portant sur la défense maritime et sur la nécessité de mettre en oeuvre un programme de formation pour une Réserve navale. Les efforts soutenus pour l’amélioration de la défense maritime ont aidé le gouvernement à rédiger la politique navale du Canada et à créer, en 1910, la Marine royale du Canada, précurseure de la Marine canadienne. À cette époque, les succursales canadiennes soutenaient officieusement un programme de formation pour les jeunes, qui avait pour but de les encourager à choisir la carrière de marin et à offrir une formation de base sur l’art d’être un bon citoyen et un bon marin.

Pendant la Première Guerre mondiale, les responsabilités de la Ligue navale se sont multipliées. En effet, celle-ci devait s’occuper du recrutement du personnel pour la Marine et la marine marchande, de l’hébergement des marins, du bien-être des personnes à charge des marins et, à la fin de la guerre, de la réhabilitation des anciens combattants de la Marine.

Dans les années qui ont suivi la guerre, la Ligue a continué de chercher des appuis pour la marine marchande et le maintien des infrastructures d’hébergement près des côtes pour le personnel marin. Le programme de formation pour jeunes hommes a été officialisé partout au pays et baptisé Boys’ Naval Brigade. Durant la Crise de 1929, ce programme a pris une importance capitale pour certaines succursales.

L’enrôlement de diplômés de la Boys’ Naval Brigade a facilité en 1923 la fondation de la réserve de la Marine royale du Canada. Un programme semblable a été mis sur pied pour les entreprises canadiennes de transport afin d’encourager les ex-cadets à travailler dans la marine marchande. Vers la même époque, la brigade a été rebaptisée Navy League Sea Cadets pour permettre l’injection de fonds par le ministère de la Milice et de la Défense.

Avec la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en 1939, la Ligue navale s’implique de nouveau dans les opérations au service de guerre. En effet, la Ligue exploite 24 auberges dans différents ports. Elle fournit des produits de première nécessité et des vêtements aux marins en visite et à ceux de la Marine royale du Canada et de la marine marchande. La Ligue navale est considérée comme la « pouponnière » de la Marine.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le service de guerre étant fermé, la Ligue navale peut enfin se consacrer à son objectif principal : appuyer la formation de la jeunesse et faire la promotion des Affaires maritimes. Comme l’âge minimal pour faire partie des cadets de la Marine est de 14 ans et qu’on voit la nécessité de regrouper les garçons plus jeunes, le Navy League Cadet Corps est créé en 1948. Un programme destiné exclusivement aux cadettes suivra en 1950. Depuis, les cadettes ont été intégrées aux programmes des Cadets de la Marine et des Cadets de la Ligue navale.

Au Canada, la Marine royale compte maintenant près de 8 000 cadets répartis dans 261 corps et 3 200 cadets de la Ligue navale répartis dans 110 corps.

En tant qu’organisation nationale, la Ligue navale du Canada a raison d’être fière de ses membres actuels et passés. De plus, elle leur est reconnaissante qu’ils aient appuyés ses objectifs sans ménager leurs efforts.